j e m e d i s a i s q u e

nous pourrions nous dévoiler.

lundi 23 novembre

a p r è s

J'ai faim. Dehors, le rosier a fleuri, c'est étrange. Les fleurs sont jaunes.
Après ces mots je continuerai la chanson, ou bien je l'arrêterai là.
Après demain j'irai nager sur le dos, sur le ventre, comme j'en ai encore rêvé cette nuit. Mes rêves récurrents sont la piscine et l'apocalypse.
Plus tard ce sera l'hiver et je ne saurai toujours pas jouer "Winter" de Tori Amos jusqu'à la fin.
Un jour je saurai vous dire et je cesserai de m'enfermer. En attendant je m'enveloppe. Mais il fait froid dans le salon, en bas. Il fait froid et j'oublie souvent le radiateur allumé.

.L O.
15:26

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vendredi 20 novembre

S u i t e

J'en étais à l'exposition des faits. Je peux être très méthodique.
J'ai changé. En bien, mais en mal. C'est toujours comme ça. Deux forces qui s'opposent. C'est partout comme ça. Rien qu'au bout de ma cigarette c'est l'air et le feu. Mais passons.
Mince, j'ai oublié le chauffage allumé en bas.
Voilà il est éteint.
Nous disions donc.
J'ai changé. Cela fait un bon préambule à l'histoire qui s'ouvre. Five years later je décide de continuer sur ma lancée. Mais passons.

J'ai pris la commande, planté des papiers sur des clous, frayé mon chemin dans la foule, apporté des verres pleins de chantilly. Le tout sur des airs de "I got a felling !" et autre "I kissed a girl !". L'impression d'être au coeur d'une pure soirée où je sers tout le monde parce que je suis trop gentille. Après je suis monté sur mon scooter bleu. C'était en début de nuit.
Je ne devrais pas fumer ces cigarette sinon demain y en aura plus. Mais je fume quand-même, ça m'engourdit l'esprit. C'est comme poser mon cerveau sur du coton. A défaut d'oreiller.
Demain je viendrai te chercher à la gare. Ce sera un jour de soleil, à nouveau. Tu partiras avec eux. Je tournerai dans la maison. J'irais bien prendre des photos, histoire de marcher. Ou peut-être aller à la piscine, si je t'ouvre 2E85. Ou alors faire les choses inachevées de ma liste. Il y en a plein. Comme : remplir le cahier bleu grand format grands carreaux destiné à ce projet. En plus court ça donnait "Écriture". Cette nuit j'ai commencé une chanson mais elle est étrange et je ne sais pas quoi en penser. Bref cette maison me sort par les yeux et j'irais bien voir ailleurs si j'y suis. Si il fait beau. Sinon, c'est pas grave, je mettrai un manteau.

.L O.
05:13

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jeudi 19 novembre

P o u r a p p r é c i e r l e r é p i t

Ok, ok. Une cigarette et je m'y met. Juste une. Posée sur la table en bas. Courir et effrayer le chat. Et m'y remettre. Plein du style d'avant. Parce qu'il imprègne ma tête.

Si mes jours ont perdu la candeur d'antan, ce n'est pas une fatalité. Si dans cette ville grise comme la fumée, je suis cernée de trop dormir, ou engourdie de ne pas assez marcher, si mes yeux sont endoloris quand ils vont vers la fenêtre, ce n'est pas une fatalité. Quand j'ai fini le cursus scolaire j'ai fais ce que j'avais toujours rêvé de faire : rien. Ou quelques chansons quand le cœur m'en disait. Cette position s'étant avérée à plusieurs reprises fort inconfortable, j'ai du vaquer à des occupations diverses, qui m'ont toujours plus ou moins sortie de l'ennuie. Voilà ce qu'il advient de faire aujourd'hui. Trouver une réelle motivation. C'est pas gagné, j'ai perdu pas mal des piliers qui me portaient sans que je m'en rende compte. Le rire franc avec des gens que l'on estime et qui nous estiment vraiment. L'amour est avec moi à présent. Grand et fort. Mais il ne peut être le seul. J'ai perdu ces personnes qui me supportaient au moment où nos destins ont commencé à changer. Je les ai regardé s'éloigner de moi, sans m'y opposer voyez-vous. Car je croyais au renouveau. S'il ne vient pas de lui-même il faut le provoquer. Mais à présent loin, loin de tout et de chez moi, loin des souvenirs et loin de ceux qui m'ont connu avant. A présent je peux être tout autre que ça ne se remarquerait même pas. Je ne sais plus si c'est bien ou si c'est mal. En fait je n'arrive plus très bien à discerner les choses. Je suis à côté. De la plaque, de mes pompes.
Et après il y a le travail. Les quatre heures trois fois par semaines dans la musique à fond et la pression de bien faire. Au moins ça me réveille. Ça fait que je me fais belle, que je rigole un peu, que je m'oublie un temps. Une fois rentrée j'apprécie la nuit. A sa juste valeur. C'est ce genre de déclenchement dont j'ai besoin, me faire un peu violence, pour apprécier le répit.

.L O.
19:39

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A u j o u r d ' h u i e t c e t t e n u i t

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J'avais commencé à écrire d'autres mots ici, mais tout s'est effacé. Je parlais de café et de soleil.

J'ai descendu les rues en scooter, lui derrière, puis je l'ai embrassé : "bonne chance". Je suis revenue ici et j'ai déballé le magazine. Ouvert les chesterfield. Je serai seule aujourd'hui et cette nuit.
Sur la liste que j'ai faite pour aujourd'hui il y a :
DoucheCaféPhotoRetoucheGatekeeperCompoEcriturePisineBoulot
Cette liste ne sert pas à grand chose. Mis à part me motiver.
Mais il est déjà quinze heures mois le quart. Je vais aller me mettre au piano.
J'aurais mille autres choses à faire à vrai dire. Qui incluraient l'extérieur. Le soleil, comme j'en parlais plus haut. Il y a des rails vu d'en haut et des arbres dans l'eau qu'il faut que je prenne en photo.
Les gens passent par la fenêtre. Le long de la route, sans regarder autour. Ils sont absorbés par le trottoir. Moi par ma dégaine. Je relis souvent les mots d'avant. Ils m'inspirent. Il faut que je pense à les enregistrer avant qu'ils ne s'effacent de la toile.

 

_

 

 

.L O.
14:48

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E n p a r a l l è l e



Je



En fait, je pensais à juillet 2006. Je n'avais guère de retenue et beaucoup d'impulsions. L'écriture presque automatique pour conter les jours de l'intérieur même de mon esprit était libératrice en son temps. Même vraiment jolie parfois. Elle me transporte toujours devant les portes du lycée ou dans l'herbe fraiche et mouillée. J'avais oublié ce temps. Les mots de ce temps. J'avais même oublié comment faire. Nous y voilà encore, en parallèle. J'ouvre cet endroit pour y empiler mes impulsions. Je n'en dis pas plus pour le moment. Le cliquetis du clavier pourrait déranger son sommeil.

rideau


.L O.
03:09

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